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Nicolas Vouilloz.
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Il est rare que le nom d'un partenaire commercial « colle » autant à une épreuve, au point qu'on sait à peine où elle se déroule. Le Barum Rally a été créé en 1971. Il en est, cette année, à sa 38ème édition, mais qui sait qu'il se déroule Zlin ?
L'oubli est compréhensible car, de 1948 à 1990, la ville de Zlin s'est appelée Gottwaldov, en mémoire de Clement Gottwald, premier président communiste de la Tchécoslovaquie. La nouvelle dénomination n'a pas résisté au changement de régime consécutif à la chute du mur de Berlin et à l'écroulement du pacte de Varsovie. Depuis près de vingt ans, la cité située dans le sud-est de la Moravie a retrouvé son appellation historique de Zlin.
Le Barum Rally porte depuis sa création le nom de son principal partenaire, mais les installations, à Zlin, de ce fabricant local de pneumatiques n'en restent pas moins modestes. Si la ville de Zlin jouit d'une réputation internationale, elle le doit à son rallye, certes, mais surtout à son habitant le plus célèbre, Tomas Bat'a, fondateur des chaussures qui portent son nom. Son fils, Thomas, a été chassé de la ville par les nazis avant de choisir définitivement l'exil lorsque ses usines ont été nationalisées après la fin de la seconde guerre mondiale.
De nos jours, la population de Zlin dépasse les 80.000 habitants. Dans la ville, le Barum Rally demeure l'événement de l'année. Chaque édition suscite un engouement populaire qui ne s'est jamais démenti. L 'équipe Peugeot Belgique-Luxembourg connaît bien l'épreuve.
En 2007, Bernd Casier et Fred Miclotte y ont classé leur 207 S2000 à la cinquième place.
« On n'est pas dépaysé quand on se rend dans les spéciales ! » sourit Jean-Pierre Debacker, l'ingénieur de Freddy Loix.
« Le parcours est rapide, étroit, bosselé. Le revêtement est souvent dégradé. A de nombreux endroits, on se croirait en Belgique. »
Pour préparer son déplacement en Tchéquie, l'équipe technique de Peugeot Belgique-Luxembourg a effectué une journée de tests à Loyers, dans la province de Namur, sur un tronçon que connaissent tous les habitués du Rallye de Wallonie.
« L'essentiel est de bien dominer ce que nous appelons le « vertical », c'est-à-dire tout ce qui concerne l'amortissement. » révèle Jean-Pierre Debacker.
« Il y a deux mois, Nicolas Vouilloz et Peugeot Sport ont mené à bien une séance d'essais qui nous a fourni les réglages « de base ». En compagnie de Freddy et de Robin, nous avons raffiné les solutions suggérées par Peugeot Sport en fonction des souhaits de l'équipage. »